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(Workshop 6/6 mené par Benoît Santiard)

Le workshop était divisé en trois parties suivant les journées:
la confrontation, la création, le partage.

L’idée était que chaque étudiant se retrouve à la séance suivante avec le travail d’un de ses camarades tiré au hasard. Ce principe, que les étudiants n’ont découvert qu’au début de la deuxième journée, a permis de forcer les rencontres: entre les étudiants d’abord, et avec les références ensuite, car chaque étudiant a été mis en présence de publications choisies par d’autres.

Présentation rapide des trois parties du workshop:

Partie 1: confronter l’ancien au contemporain
Chaque personne était invitée à choisir deux références (livre, revue, carte, etc.) avec comme seule contrainte de choisir une référence «ancienne» et une référence «contemporaine».

Dans un premier temps les étudiants devaient réfléchir à la présentation «scientifique» de chaque ouvrage en faisant mention du type de couverture(s), de papier(s), de structuration des contenus, de typographie(s), de mise(s) en pages, d’iconographie(s), d’impression(s), avec leur vocabulaire propre et en extrayant des éléments de chaque publication (scans, photocopies ou photographies, passages dactylographiés, croquis, etc.) pour les recomposer sur deux nouveaux supports à imaginer.

Dans un deuxième temps, ils devaient rédiger un court texte pour chacun des deux ouvrages expliquant pourquoi ils les avaient choisis plutôt que d’autres, en étayant ces textes par une sélection de pages, images, dessins, cartes, phrases, etc. Étaient-ils intéressés par le contenu (sujet, auteur ou autre), ou ont-ils été guidé par des considérations esthétiques (images ou graphisme attrayant)?

Partie 2: créer un objet éditorial hybride unique
Parmi tous les rendus de la première journée de workshop, les étudiants devaient récupérer au hasard deux rendus: une présentation d’une référence «ancienne» et une présentation d’une référence «contemporaine».

Il devaient ensuite réfléchir à la création d’un ouvrage hybride empruntant à chacune des deux références ainsi mises en confrontation. Les contenus iconographiques de l’un avaient-ils des répercussions sur les contenus textuels de l’autre? La confrontation des matériaux ou des formats était-elle intéressante? De quelle façon était-il possible de faire dialoguer les époques et/ou les sujets par le biais de ces ouvrages? Comment pouvaient-ils capitaliser sur le travail déjà effectué par un camarade dans la première phase du workshop? La journée s’articulait autour de l’élaboration et de la réalisation de cet objet éditorial hybride et une fois encore les choix devaient être accompagnés d’un court texte qui faisait partie du rendu.

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Partie 3: Inviter à partager ses références
Chaque étudiant était invité à se saisir d’une présentation d’un de ses camarades et à réfléchir à la création d’une mise en scène pour inviter les étudiants (du groupe comme de l’école) à venir consulter ce document unique dans la bibliothèque, à l’endroit de leur choix.

La contrainte était de réaliser un croquis d’intention de cette installation et à produire une installation (affiche, banderole, signalétique, etc.) dans le format et le «vocabulaire plastique» qu’ils jugeaient adéquat et pertinent en regard de l’objet éditorial à promouvoir. La trace photographique de l’installation faisait office de rendu, accompagnée du croquis d’intention, et était donc également à réfléchir en amont (point de vue, cadrage, lumière, etc.).

En tant que graphiste intervenant auprès de futurs architectes, il a été intéressant de constater que les étudiants ont eu beaucoup d’entrain et d’aptitudes à « créer des objets » et du « graphisme en volume » en s’émancipant, souvent inconsciemment et de façon décomplexée, d’un certain nombre de « codes » ou de « modes » établi(e)s dans le milieu graphique.

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