Nike-Air-Max-1

Tinker Hatfield est architecte de formation et un athlète aguerri. Cette double compétence le fera intégrer Nike dans les années 70, d’abord comme testeur de chaussures puis en tant qu’architecte. Il deviendra par la suite le designer de nombreux modèles cultes de chaussures de sport pour la marque à la virgule, dont la première Air Max dont il est question ici.

Le parallèle inattendu entre l’architecture et une chaussure de sport est raconté dans ce documentaire «Respect The Architects — The Paris Air Max 1 Story» réalisé en 2006 par Thibaut de Longeville (360 Creative) et assisté par Arthur King pour le design graphique. On y (re)découvre Beaubourg et son fameux centre d’art — conçu par Renzo Piano et Richard Rogers et inauguré en 1977 — comme le modèle architectural d’un design polémique.


Respect the architects

Extrait de l’interview (en français) sur le site de la MJC à lire ici : http://www.lamjc.com/interview/tinker

On a souvent lu, ou entendu, que vous élaboriez vos chaussures, comme on élabore une maison ? Si c’est bien le cas, pouvez-vous nous dire quelles expériences architecturales vous ont amenées à imaginer la première Air Max ?

Ce n’est pas toujours le cas, et je considère qu’il n’y a pas de rituel officiel pour créer une chaussure. Mais c’est vrai que pour la Air Max 1, c’est lors d’un voyage à Paris que m’est venue l’inspiration. L’architecture du Centre Georges Pompidou faisait alors beaucoup débat en France. Pourtant, je trouvais que la structure apparente de ce bâtiment, était une formidable idée. Cela m’a donc inspiré l’idée d’exposer la technologie de la semelle comme une architecture apparente. Et donc, de faire apparaître la bulle d’air, pour la première fois, sur une chaussure. Le projet de coussin d’air existait déjà depuis près de deux ans. Mais jamais il n’avait été question de le faire apparaître et de l’exposer aux yeux de tous.