daguerreotypes

Nous vous engageons à voir Daguerréotypes et typesses d’Agnès Varda, dans ce film l’humain est vu à travers l’urbain, dans cette portion de la rue Daguerre qui va du numéro 70 au numéro 90…

«Tout a commencé à cause du “Chardon bleu”, une drôle de boutique à deux pas de chez moi, rue Daguerre. Le temps, comme il s’écoule au “Chardon bleu”, m’a rendue sensible au temps du petit commerce. J’ai eu envie de traverser non pas les miroirs, mais les vitrines des boutiques de ma rue. À deux minutes de la Tour Montparnasse, c’est une rue bien normale en somme, avec des gens qui passent et qui parlent, des gens qui habitent derrière chaque porte, derrière chaque fenêtre. Chaque matin, le rideau se lève au théâtre du quotidien. Son répertoire nous est archi-connu. Les vedettes sont : le pain, le lait, la quincaille, la viande et le linge blanc».

« Daguerréotypes n’est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14e arrondissement, c’est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le numéro 70 et le numéro 90, c’est un document modeste et local sur quelques petits commerçants, un regard attentif sur la majorité silencieuse.
C’est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguérréotypés, ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l’an 2975. Comme dans la rue Mouffetard, où j’ai filmé mon Opéra-Mouffe, Daguerréotypes est mon “Opéra-Daguerre”. »

Agnès Varda

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